Tu as une activité, des clients qui commencent à parler de toi, et toujours pas de site. Résultat : quand un prospect tape ton nom sur Google, il tombe sur une page Facebook à moitié remplie ou sur rien du tout. Un site vitrine, c'est trois à cinq pages qui présentent ton offre, tes preuves et un moyen de te contacter. Ni boutique en ligne, ni espace client, ni paiement : juste de quoi être crédible et joignable.

Ce genre de site ne demande plus ni trois semaines ni un devis à quatre chiffres. L'IA écrit les textes, génère les visuels, produit le code si tu le souhaites, et deux jours suffisent pour mettre en ligne quelque chose de propre. Tu trouveras ici trois méthodes classées de la plus complète à la plus économique, un planning samedi-dimanche heure par heure, les obligations légales françaises à respecter, et les erreurs qui font perdre une journée entière. Aucune compétence technique n'est nécessaire au départ.

Méthode 1 : produire ton site avec le Lab IA de Skilzy

C'est la méthode à privilégier si tu pars vraiment de zéro : tu apprends à piloter l'IA et tu produis les textes, les images et le code au même endroit, avec les crédits inclus, au lieu de souscrire quatre abonnements séparés.

Le problème quand on découvre l'IA, ce n'est pas l'outil, c'est la commande. Tu demandes un texte de page d'accueil, tu obtiens trois paragraphes tièdes qui pourraient décrire n'importe quelle entreprise. Le Lab IA de Skilzy règle les deux choses en même temps : les vrais outils (génération d'images, assistants de rédaction et de code) sont accessibles depuis la plateforme avec les crédits compris dans l'abonnement, et les programmes t'apprennent la méthode qui va avec.

Pour un site vitrine, l'enchaînement tient en cinq étapes :

  1. Cadrer l'offre. Tu écris en dix lignes ce que tu vends, à qui, et ce qui te distingue. L'IA ne devinera jamais ça à ta place.
  2. Rédiger les textes. Une page d'accueil, une page services, une page à propos, une page contact. Le programme de rédaction de prompts t'apprend à donner un ton, un public et des contraintes de longueur, ce qui change tout au résultat.
  3. Générer les visuels. Image d'en-tête, trois illustrations de services, une bannière pour les réseaux. Tu restes sur un même style graphique pour que l'ensemble tienne debout.
  4. Construire les pages. Soit avec un créateur de site (méthode 2), soit en faisant écrire le code par l'IA (méthode 3). Les deux sont couvertes.
  5. Relire et corriger. Un texte généré se relit toujours. C'est ce qui sépare un site qui convertit d'un site qui sent le copier-coller.

Si ton objectif dépasse le simple site (facturer des prestations, trouver tes premiers clients, structurer une offre), le programme freelance IA de Skilzy reprend cette chaîne complète : positionnement, production, prospection. Deux certifications reconnues par l'État sont associées au catalogue, dont la certification RS7439 en marketing de contenus assisté par IA, finançable selon ta situation.

Si tu hésites encore sur ta direction professionnelle, l'article devenir freelance IA : par où commencer pose les bases avant même la question du site.

Méthode 2 : un créateur de site avec IA intégrée

Si tu ne veux toucher à aucun fichier, un générateur de site par IA te sort une structure complète en dix minutes à partir de quelques questions, et tu passes le reste du week-end à corriger plutôt qu'à créer.

Le principe est toujours le même : tu décris ton activité, l'outil propose une arborescence, des textes de remplissage et une mise en page. Tu gardes 60 % et tu réécris le reste. C'est la voie la plus rapide vers un résultat présentable, et la plus chère sur la durée puisque tu paies un abonnement tant que le site est en ligne.

Outil Ce qu'il fait bien Sa limite Ordre de prix mensuel
Wix (assistant IA) Génère un site complet, gros catalogue de modèles, tout en français Site difficile à migrer ailleurs ensuite 10 à 15 €
Hostinger Nom de domaine et hébergement inclus, prise en main très simple Prix de renouvellement nettement plus élevé que la promo 3 à 12 €
Framer Rendu graphique haut de gamme, très bonnes performances Vocabulaire proche du design, courbe d'apprentissage réelle 0 à 15 €
Durable Site généré en moins d'une minute, orienté artisans et services Personnalisation limitée, interface surtout en anglais 12 à 20 €
WordPress + extension IA Liberté totale, tu restes propriétaire de tout Maintenance, mises à jour, sécurité à ta charge 5 à 20 €

Ces montants sont des ordres de grandeur : les promotions de première année faussent la comparaison, regarde toujours le prix de renouvellement avant de payer trois ans d'avance. Vérifie aussi trois points avant de choisir : tu peux brancher ton propre nom de domaine, tu peux exporter tes textes, et l'outil propose un formulaire de contact qui fonctionne sans extension payante.

Méthode 3 : faire écrire le code par l'IA et héberger gratuitement

C'est l'option la moins chère, 0 € d'hébergement et un site qui s'affiche en moins d'une seconde, en échange d'une heure passée à comprendre comment déposer des fichiers sur un serveur.

Un site vitrine, techniquement, c'est un fichier HTML, un fichier CSS et quelques images. Un assistant IA capable de coder produit ça très bien, à condition de lui donner un cahier des charges précis : nombre de sections, contenu de chacune, palette de couleurs, police, comportement sur mobile, formulaire de contact.

La marche à suivre :

  • Tu donnes tes textes définitifs à l'assistant et tu demandes une page unique responsive, sans bibliothèque externe.
  • Tu ouvres le fichier dans ton navigateur pour vérifier le rendu, puis tu demandes les corrections une par une (jamais dix d'un coup, sinon tu ne sais plus ce qui a changé).
  • Tu déposes le dossier sur un hébergeur gratuit : Netlify, Vercel ou GitHub Pages. Le glisser-déposer suffit chez Netlify, le site est en ligne en trente secondes sur une adresse temporaire.
  • Tu achètes ton nom de domaine (compte entre 10 et 15 € par an pour un .fr) et tu le relies à l'hébergement.

L'avantage est réel : pas d'abonnement, pas de plugin qui casse, un chargement quasi instantané que Google apprécie. L'inconvénient aussi : chaque modification future passe par un fichier, donc par l'IA ou par toi. Si cette approche te parle, l'article créer un SaaS complet en 2 heures avec Claude Code montre jusqu'où la méthode peut aller sur un projet plus ambitieux.

Le planning du week-end, heure par heure

Compte environ 9 heures de travail effectif : le samedi pour le contenu, le dimanche pour la construction et la mise en ligne. Le contenu d'abord, toujours, sinon tu passes ton dimanche à remplir des blocs vides.

Ce qu'il faut préparer le vendredi soir (30 minutes)

  • Le nom exact de ton activité et ton numéro SIRET.
  • Trois preuves : un avis client, un chiffre, un résultat concret.
  • Deux ou trois photos réelles (toi, ton atelier, une réalisation). Une vraie photo bat toujours une image générée pour la page à propos.
  • Une adresse email professionnelle et un numéro de téléphone.
  • Une idée de nom de domaine, avec deux solutions de repli.

Samedi : le contenu

Créneau Tâche
9h - 10h Cadrer l'offre et le public en dix lignes
10h - 12h Rédiger les quatre pages avec l'IA, puis relire à voix haute
14h - 15h30 Générer les visuels dans un style unique et les compresser
15h30 - 16h Écrire les mentions légales et la politique de confidentialité

Dimanche : la construction

Créneau Tâche
9h - 11h Monter les pages (créateur de site ou code généré)
11h - 12h Tester le formulaire de contact en t'envoyant un vrai message
14h - 15h Vérifier l'affichage sur téléphone, corriger les débordements
15h - 16h Brancher le nom de domaine, remplir les titres et descriptions de chaque page
16h - 17h Créer ou mettre à jour ta fiche Google Business Profile

Cette dernière heure est souvent celle qui rapporte le plus. Pour une activité locale, la fiche Google amène des appels bien avant que le site ne se positionne.

Mentions légales, RGPD et les réglages qui évitent de tout refaire

Tout site professionnel français doit permettre d'identifier son éditeur : nom ou raison sociale, forme juridique, adresse, email ou téléphone, numéro SIRET, numéro de TVA le cas échéant, et l'identité de l'hébergeur avec ses coordonnées.

Ces obligations viennent de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Les mentions obligatoires d'un site professionnel sont détaillées sur le site officiel de l'administration française : lis la liste avant de publier, l'absence de ces informations est sanctionnable et se corrige en dix minutes.

À cela s'ajoutent trois points de bon sens :

  • Formulaire de contact et RGPD. Si tu collectes un email, indique à quoi il sert et combien de temps tu le conserves. Une phrase sous le formulaire suffit pour un site vitrine.
  • Cookies. Pas de mesure d'audience publicitaire, pas de bandeau obligatoire. Reste sur une solution de statistiques respectueuse de la vie privée et tu évites ce chantier.
  • Images. Une photo de 4 Mo mise en ligne telle quelle fait chuter ton temps de chargement. Redimensionne à 1600 pixels de large maximum et exporte en WebP.

Les erreurs qui coûtent le plus cher sont ailleurs : publier un texte généré sans le relire (le lecteur le sent immédiatement), oublier de tester le formulaire, négliger l'affichage mobile alors que la majorité des visites viendront d'un téléphone, et vouloir ajouter un blog, une newsletter et une prise de rendez-vous dès le premier week-end. Mets le site en ligne à quatre pages, ajoute le reste plus tard. Une fois la vitrine en place, tu peux d'ailleurs brancher des automatisations pour ton business : réponse automatique aux demandes de devis, relance des prospects, publication sur les réseaux.

Ton site en ligne lundi matin

Deux jours, quatre pages, un nom de domaine et des mentions légales correctes : c'est un objectif atteignable même en partant de zéro. Le vrai travail n'est pas technique, il tient dans les dix lignes où tu expliques ce que tu vends et à qui. L'IA fait le reste vite et bien, à condition que tu saches lui dire quoi faire. Commence par tester la qualité des textes et des images sur ton propre projet avant de bloquer ton week-end.